GUSTAVE MIKLOS – LE MODERNISTE BYZANTIN.

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GUSTAVE MIKLOS. LE MODERNISTE BYZANTIN. SCULPTURES, ARTS DECORATIFS, PEINTURE. Catalogues raisonnés.[Monographie , Vol.2] Repères biographiques, bibliographie complète. Paris, Éditions Fata Libelli, 2014.

Ouvrage publié sous la direction de Danuta Cichocka, avec la collaboration de Marie-Hélène Christatos, Christiane Patkaï et Jacques Renoux.

Format : 24 cm x 31cm, 260 pages, plus de 500 illustrations en noir et en couleurs, dont un grand nombre inédites, relié plein cartonnage illustré en couleurs. Tirage limité.

ISBN  : 978-2-9544801-2-1

« Peintre et sculpteur », se disait-il. Gustave Miklos (1888-1967) fut aussi unique émailleur cubiste, laqueur, décorateur, « designer », sans oublier ses activités anonymes d’illustrateur, de concepteur de livres et de reliures. Ces derniers travaux, effectués en tant que nègre, ont été traités dans notre premier volume (Gustave Miklos, Un Grand œuvre caché, 2013).

C’est en Hongrie, auprès de son père chaudronnier, que Miklos s’est initié très jeune aux travaux sur métaux. Ensuite, il se forma à la peinture et, à l’École Royale des Arts Décoratifs de Budapest, aux techniques les plus variées (sculpture, émail, laque, mosaïque, photographie, etc.). Son apprentissage se déroula au cœur de l’ Europe centrale qui, à l’orée du XXe siècle, bouillonnait de multiples courants culturels et artistiques. À l’image de l’avant-garde, Gustave Miklos fut toujours animé du besoin de créer de nouvelles formes, de mélanger les techniques et les matériaux, en décloisonnant les disciplines.

Trois champs artistiques, dans lesquels Miklos s’illustra, sont à l’honneur, dans ce volume : la sculpture, les arts décoratifs et la peinture. Pour chacun, nous avons établi un catalogue raisonné des œuvres.

Devenu cubiste accompli et reconnu, il interrompit brusquement sa peinture personnelle, après la Grande Guerre, pendant la vingtaine d’années où il dessina et peignit anonymement pour François-Louis Schmied, Jean Dunand et Jean Goulden. Cet épisode achevé, la peinture ne le quittera plus, il reprendra les pinceaux de nouveau, cette fois en signant ses tableaux.

L’Entre-deux-guerres fut marqué par la sculpture. En 1928, une grande exposition personnelle de trente œuvres, à la galerie La Renaissance, à Paris, consacra sa carrière de sculpteur, aussi étonnante que fulgurante. Le collectionneur Jacques Doucet célébra son « modernisme byzantin » : on ne pouvait mieux qualifier cette œuvre.

Son itinéraire fut malmené par la crise des années 1930, puis par l’exil oyonnaxien de 1940 et l’isolement du monde de l’art qui s’ensuivit. Cependant, Miklos continua, jusqu’à sa mort, de créer des sculptures en plâtre, en bronze ou en bois. Rare et convoité, son œuvre sculpté suscita une abondante production de tirages illégaux.

Miklos céda aussi à la tentation d’apporter sa touche créative aux arts décoratifs. Il fut sollicité pour ce faire dès 1921, par Jacques Doucet. Ainsi conçut-il quantité de projets de meubles, de lampes, de décorations d’intérieurs, de laques, d’objets en émail, de vitraux, de bijoux, etc.

Marquée autant par la profusion que par l’homogénéité, son œuvre « décorative » repose sur un ensemble de règles immuables qui constitue une grammaire miklosienne, bien identifiable, constitutive du style Art Déco. Miklos est un créateur à la modernité indéniable.

Par intérêt historique, nous avons privilégié les photos d’époque (en noir et blanc) à des images plus récentes, lorsque c’était possible, notamment pour les œuvres sculptées qui avaient, pour la plupart, pu être saisies par des photographes d’art de renom. Parfois, seule la photo d’époque permet d’attester de l’existence d’une œuvre dont la localisation reste inconnue.

Les auteurs :

Marie-Hélène CHRISTATOS – Ancienne élève de l’École du Louvre (1992), diplômée de l’École d’Art et de Communication (1995), créatrice en 1998 de « La Boîte de Pandore », un des premiers sites français dédiés à l’Art Nouveau et à l’Art Déco.

Danuta CICHOCKA – Universitaire, maître de conférences, fondatrice de la galerie et librairie Fata Libelli (Paris), expert et administratrice de la Compagnie Nationale des Experts, spécialiste des périodes Art Nouveau et Art Déco, seule experte pour les œuvres de Miklos désignée par les ayants droit de l’artiste.

Christiane PATKAÏ – Historienne d’art, auteure d’un mémoire de maîtrise écrit en 1978, sous la direction de Bernard Dorival (Histoire de l’art – Paris IV) : Gustave Miklos 1888-1967 : sa vie et son œuvre de sculpteur.

Jacques RENOUX  – Journaliste et auteur d’ouvrages consacrés au patrimoine. Ancien membre de la rédaction de Télérama et rédacteur en chef du Magazine du bibliophile de 2000 à 2006.